

L. S.
DE TALLEYRAND
AU
CITOYEN JEAN-ULRICH METZER,
AU SUJET DE LA SUPPRESSION
DES BUREAUX DE DOUANE
ENTRE MULHOUSE ET LA FRANCE
27 NIVOSE AN VI
[16 JANVIER 1798]
Paris, le 27 Nivôse, l’an VI de la République française une et indivisible [16 janvier 1798].
Le Ministre des relations extérieures au citoyen Jean-Ulric Metzger.
Je reçois, citoyen, votre lettre du 22 de ce mois et je m’empresse d’y répondre. La suppression des bureaux de douane qui cernent Mulhausen sera une conséquence naturelle de la réunion de cette République à la nôtre. Vous pouvez donc sans difficulté faire provisoirement fermer ces bureaux, du moment que les bases de la réunion seront arrêtées et que vous aurez nommé les fonctionnaires publics. Je suis convaincu d’avance que vous ne hasarderez rien dans une négociation qui a pour objet l’intérêt public et plus particulièrement encore l’intérêt de notre département.
Salut et fraternité.
Signé : Ch.-M. Talleyrand.





