

34 CARICATURES DE TALLEYRAND PARUES DANS LE JOURNAL LA CARICATURE

Caricature de Benjamin Roubaud dit Benjamin et Paillet parue dans le journal la Caricature N° 147 du 29 août 1833 représentant Louis-Philippe en moutard tricolore sous l'oeil amusé de Guillaume IV guidé par Talleyrand. Il est fait ici allusion au projet de rapprochement avec l'Angleterre tenté par Talleyrand en direction de Palmerston pour contrer l'alliance continentale de la Russie, l'Autriche et la Prusse.

Caricature d'Eugène-Hippolyte Forest et Grandville parue dans le journal la Caricature N° 98 du 22 septembre 1832 représentant une accumulation de personnages et symboles. Talleyrand est Vulcain forgeant des chaînes et des protocoles ; il est assis sur les filets dont il entortille le monde... Une fleur de lys est tatouée sur le bras droit.


Caricature de Charles-Joseph de Traviès parue dans le journal la Caricature N° 158 du 14 novembre 1833. Le char de l'Etat se traîne péniblement sur la route de Cherbourg. Dans la voiture de l'argent ; le cocher est un anglais Louis Philippe est à côté. Talleyrand est à l'arrière.


caricature de Grandville et Julien, parue sous le n° 93 dans le journal La Caricature, le 16 août 1832.
Talleyrand est à terre , pour "ramasser et remettre en place " les souverains et les princes européens que la "Liberté", invisible ici, s'apprête à faire tomber.
C'est don Miguel, roi du Portugal, que le diplomate tient dans sa main droite. A demi caché, le jeune duc d'Orléans, fils aîné du roi Louis-Philippe.

Caricature de Eugène Poitevin sous le pseudonyme W. B. (William Blake) parue dans le journal la Caricature N° 107 du 22 novembre 1832. Talleyrand est sous les traits de Méphistophélès et tend les Évangiles à Satan Louis Philippe. A gauche, la haute société se réjouit ; à droite le peuple apprécie beaucoup moins la représentation.


Elévation de la Poire : Adoremus in aeternum sanctissimum philipoirum. Lithographie célèbre de Grandville et Desperret parue dans l'association mensuelle de la Caricature en juin 1833. Elle représente, sous forme de célébration religieuse où la Poire (Louis-Philippe) tient lieu de Saint-Sacrement et la Charte de Livre sacré, la vénération qui entourerait Louis-Philippe. C'est Talleyrand au centre qui officie - allusion évidente à la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790.

Grand banquet monarchique et antinational. Toasts portés par les potentats, monarques et princes absolus de l'Europe, à l'anéantissement de toutes les libertés populaires. Lithographie de Grandville et Desperret parue dans l'association mensuelle de la Caricature du 17 décembre 1833. Louis-Philippe ayant pour vis-à-vis le roi d'Angleterre, préside la longue table autour de laquelle sont assis ses ministres, les souverains d'Europe et le sultan de Turquie.


Enfants, croyez-moi, ne jouez pas avec ces armes-là. Lithographie de Grandville et Desperret parue dans l'association mensuelle de la Caricature du 21 avril 1834. On y voit : courbé à gauche Thiers, devant lui, d'Argout avec son grand nez ; puis Talleyrand ; Louis-Philippe de dos ; à la fenêtre "Le peuple".

Ils ne savent plus à quel saint se vouer. Lithographie parue dans le N° 102 du journal la Caricature du 18 octobre 1832.


Le festin de Balthazar. Lithographie parue dans le N° 126 du journal la Caricature du 4 avril 1833.


Le festin de Balthazar. Lithographie parue dans le N° 181 du journal la Caricature du 24 avril 1834.

Le temps l'amène. Patience ! patience !. Lithographie parue dans le N° 177 du journal la Caricature du 27 mars 1834.


L'enterrement de la liberté. Lithographie d'Eugène Hippolyte Forest et de J. J. Granville parue dans le N° 25 du journal la Caricature en date du 21 avril 1831. Cette planche fait référence à la loi martiale du 10 avril 1831 du ministère de Casimir Périer qui remplaçait depuis le 13 mars le banquier Laffitte.



Résurrection de don Carlos. Lithographie parue dans le N° 196 du journal la Caricature du 7 août 1834.


Le diable est plus fin que toi. Lithographie parue dans le N° 24 du journal la Caricature du 14 avril 1831.

Gard à vous blagueurs ! Portez armes !. Lithographie parue dans le N° 202 du journal la Caricature du 18 septembre 1834.


Le jeu de bague nuptiale. Lithographie parue dans le N° 137 du journal la Caricature du 20 juin 1833.

Une exécution sous Louis XI. Lithographie parue dans le N° 180 du journal la Caricature du 17 avril 1834.


Il serait plus facile d'arrêter le soleil. Lithographie parue dans le N° 163 du journal la Caricature du 20 décembre 1833.


Mascarade politique. Lithographie parue dans le N° 227 du journal la Caricature du 12 mars 1835.


Invocation au pair éternel. Lithographie parue dans le N° 42 du journal la Caricature du 18 août 1831.
C'est une satire violente sur l'hérédité de la Chambre des Pairs voulue par Louis-Philippe


Images allégorisées des corporations diplomatiques. Lithographie de Philipon parue dans le N° 53 du journal la Caricature du 22 mars 1832.
Caricature expliquée dans le journal: Ce gaillard que vous voyez menacer de sa plume, gros gras et bête, qui vient de passer, c'est le Corsaire; après lui, vient une baronne honnêtement enrichie; elle est suivie du Juste Milieu personnifié. Puis, vient un Laquais chargé d'une cassette; puis un Blondin, déguisé en Arc en Ciel, qui suit un frère Guizotin. Cette charette, c'est le corps diplomatique dessiné d'après nature, et conduit par ses conseillers ordinaires, les gate sauce. Vient ensuite une députation de baionnettes intelligentes, portant sur les épaules le prince de Tricanule, ce héros du ridicule, ce maréchal des Pompiers. Puis un perroquet, qui ressemble moralement à M. Mahul, et un autre à M. Joubert. Enfin, le célèbre ministre récureur d'égout publics, chargé des grandes routes et des beaux arts, protecteur illetré des belles lettres....de reconnaitre à son nez gigantesque et à son air volatile. Et brochant sur tout cela, le démon de la diplomatie jésuitique, l'ame prétée, vendue, volée et reprétée, revendue et revolée à Dieu et au diable, le prince périgourdin, apostat de toutes les croyances et de tous les partis (Talleyrand).


Exercices calligraphiques. Lithographie parue dans le N° 106 du journal la Caricature du 15 novembre 1832.


La gratification portée par la France nouvelle. Lithographie parue dans le N° 121 du journal la Caricature du 28 février 1833.


La Cène. Lithographie parue dans le N° 81 du journal la Caricature du 17 mai 1832.


Salmigondi politique. Lithographie parue dans le N° 114 du journal la Caricature du 10 janvier 1833.


Le Marché de Gros, Gras et Bête. Lithographie de Jean-Ignace Isidore Gérard et Eugène Forest parue dans le N° 73 du journal la Caricature du 22 mars 1831. 2ème planche d'une série de 4 où Talleyrand figure en aérostier, revêtu d'un costume d'évêque avec mitre portant le lys des Bourbons et la cocarde républicaine. Il porte entre autres la décoration de la Toison d'or. Il est affublé des attributs diaboliques. Une nuée de protocoles, sortant de sa manche, l'environne. La nacelle est constituée des symboles des grandes puissances.


Hop! hop! hop!. Lithographie parue dans le N° 191 du journal la Caricature du 3 juillet 1834.


Théâtre royal des marionettes. Lithographie parue dans le N° 204 du journal la Caricature du 12 octobre 1834.


La tentation. Lithographie non signé d'Honoré Daumier parue dans le N° 217 du journal la Caricature du 1 janvier 1835. Le Saint Ermite (le Roi) apparaît sous la forme d'un porc. Talleyrand lui présente une couronne. D'Argout une énorme cassette pleine d'or et Thiers lui offre une belle demeure. C'est une variation politique de la Tentation de Saint-Antoine. La charge est si virulente qu'elle est anonyme.


L'apoplexie allant remplacer à Londres la paralysie. Lithographie d'Honoré Daumier parue dans le N° 223 du journal la Caricature du 26 février 1835. Balzac, sous le pseudonyme d'Alfred Coudreux, donne comme description de cette planche : " Ceci représente les deux ambassadeurs que la pensée profonde, avec ce tact et cette habileté que le monde connait et admire, a chargé de représenter à Londres la jeune France de 1830. Comme on le voit, ils justifient parfaitement leur titre d'ambassadeurs extraordinaires. Cependant, en y réfléchissant un peu, on est forcé d'avouer que Talleyrand, entièrement paralysé, et Sébastiani, tombé dans un état complet d'imbécilité, convenaient mieux que personne pour représenter une nation emphilippotardée. A. C. "


Quand le diable devint vieux, il se fit ermite. Lithographie parue dans le N° 229 du journal la Caricature du 26 mars 1835.


A ceux que ces présentes verront, salut!. Lithographie parue dans le N° 194 du journal la Caricature du 24 juillet 1834.


Très humbles et très dévoués gardes nationaux passés en revue par leurs très hautes, très puissantes et très colossales majestés. Lithographie de Grandville et Desperret parue dans le N° 159 du journal la Caricature du 21 novembre 1833. Le pied-bot du trône de Don Carlos est une allusion à Talleyrand.


Triage politique. Le Peuple passant le gouvernement au tamis... Beaucoup ne passent pas. Lithographie de Grandville et Desperret parue dans le N° 146 du journal la Caricature du 8 février 1834. Talleyrand est de dos dans la brouette.
Remerciements à André Beau et Philippe Maillard pour les textes tirés de l'inventaire analytique de la Collection de Vinck par Nicole Villa BN 1979 accompagnant les gravures.





