


L. S.
DE TALLEYRAND
AU CITOYEN
CHEPY
POUR SA NOMINATION
AU CONSULAT D'ANCONE
EN DATE DU
19 MESSIDOR AN VI
[7 JUILLET 1798]
Relations extérieures.
2è Division politique.
Paris, le 19 messidor de l’an 6[7 juillet 1798] de la République française, une et indivisible.
Le Ministre des Relations extérieures, au Citoyen Chépy, Vice-consul à Rhodes.
J’ai reçu, Citoyen, vos lettres des 1er, 13 et 23 germinal dernier N° 51, 52, et 53.
Vous trouverez ci-joint copie d’un arrêté pris le 26 prairial par le Directoire exécutif, qui vous a promu au consulat d’Anconne avec un traitement de six mille livres par année. Je suis fort satisfait d’avoir à vous annoncer ce changement qui vous place sous un ciel plus salubre, et vous offre en même temps plus de moyens de servir la République. Quoique votre successeur à Rhodes ne soit pas encore nommé, je ne vois pas cependant d’inconvénient à ce que vous vous mettiez sur le champ en route pour Anconne, où l’on vous adressera vos commissions ; il suffit qu’avant votre départ vous terminiez autant qu’il sera possible, ce qu’il peut y avoir d’affaires en suspens et que vous remettiez la gérance du vice-consulat à celui qui fait auprès de vous les fonctions de chancelier.
J’espère que vous répondrez à cette nouvelle marque de confiance du Directoire exécutif et que je n’aurai que des témoignages de satisfaction à lui rendre de votre conduite.
Salut et fraternité.
Ch. Mau. Talleyrand.





