



L. S.
DE TALLEYRAND
A
M. BRENIER DE LA RENAUDIERE
SUR LA CARRIERE DE SON FILS
EN DATE DU
20 MARS 1832
Londres, le 20 mars 1832.
J’ai été charmé, Monsieur, que le Département ait envoyé à Londres M. votre fils pendant l’absence de M. Périer ; il est parfaitement bien sous tous les rapports et il a été très utile : je vous assure qu’il ne laisserait ici que de bons et agréables souvenirs.
Avant d’autoriser M. votre fils à retourner à Paris, je désirerai savoir s’il vous conviendrait qu’il prolongeât son séjour ici : je m’y prêterai avec grand plaisir, et pour que sa position fût mieux définie, je demanderais même au ministre de l’attacher à l’ambassade, sans lui faire perdre sa position dans le département. Veuillez me faire part de vos intentions à cet égard et soyez bien persuadé qu’il me sera personnellement agréable d’agir selon vos vues et de conserver ainsi auprès de moi un jeune homme qui mérite tout mon intérêt.
Recevez, Monsieur, l’assurance de ma considération distinguée.
Le pce de Talleyrand.





