

L. A. S.
DU PRINCE DE TALLEYRAND
A
MONSIEUR BOURGEOIS,
SON INTENDANT A VALENCAY
SUR DIVERS SUJETS
EN DATE DU
31 JUILLET [1818]
Tarbes, 31 juillet [1818]
Une course que j’ai faite dans les Pyrénées m’a conduit, mon cher Monsieur Bourgeois à Tarbes d’où je vous écris.
Je retourne prendre ma seconde saison à Cauterets par Pau, je voudrais bien que vous vous occupassiez des fenêtres de la Garenne. Il y en avait une de faite. Les autres pourraient l’être, et être posées pour notre retour.
Cela rendrait ce petit endroit fort joli. On peut employer les vitraux qui sont au garde-meuble et y joindre des vitres montées en plomb et taillées dans différentes formes ; les vitres, étant très petites, sont moins susceptibles de se casser ; les vitraux n’ont pas d’autre emploi ; ainsi en les plaçant de la manière qui fait le plus ressortir les couleurs et qui produise quelqu’effet de soleil, tout sera bien.
Je vous prie de remettre à Foucauld quinze cent et tant de francs pour la dépense de son écurie du mois de juillet. Cela ne regarde point les fourrages ; dites à Couchot de ne point faire rebattre les matelas du lit de Mde de Périgord ni du mien. Ils doivent rester tels qu’ils sont. Je suppose que Charles s’occupe des meubles de la chambre de Mde de Périgord et du petit salon qui la précède.
Adieu mon cher Monsieur Bourgeois, je vous renouvelle l’assurance de mon bien sincère attachement.
Talleyrand.
in ARCHIVES DEPARTEMENTALES DE L'INDRE DOSSIER 66 J-211 CARTON N° 1 1818
Remerciements à André BEAU





